La cour régionale des comptes avait déjà « épinglé » la gestion financière de la ville dans son rapport de 2006 (Télécharger) en ces termes :
- En dépit de l'important transfert de compétences à la CUMPM, l'endettement par habitant en 2004 a retrouvé le niveau d'endettement de 1999.
- Le poids de la dette est en forte progression, comme le montrent les dégradations du ratio "encours /
recettes réelles de fonctionnement" et de celui reflétant la capacité de désendettement. Même en retranchant des comptes de la ville la dette à la charge de la CUMPM, la collectivité doit
mobiliser l'équivalent de 20 ans d'épargne pour rembourser sa dette. Ce chiffre est trop important car il ne doit pas être comparé à la durée de vie des équipements, mais à la maturité du stock
d'endettement (15 ans d'après le rapport sur le compte administratif 2004). Cet écart est préoccupant, même si la progression de la capacité d'autofinancement brute a permis de stabiliser la
capacité de désendettement.
- Bien qu'insuffisant, l'excédent brut de fonctionnement (EBF) de la collectivité a connu une relative stabilité entre 1998 et 2000. Au cour de cette
période, en raison de l'orientation à la baisse du volume d'emprunts contractés annuellement à partir de 1999 ou de renégociations pertinentes permises par la baisse des taux d'intérêts lors des
exercices précédents, l'encours a progressé, mais le rythme annuel de sa progression a semblé se ralentir. A partir de 2001, la "fonte" de l'EBF, liée partiellement il est vrai pour des raisons
techniques rappelées plus haut, à l'intégration dans un établissement public de coopération intercommunale, induit une nouvelle accélération de l'endettement.
- Ayant atteint ses capacités maximales en matière d'endettement, la ville de Marseille est dans l'obligation d'entreprendre les réformes structurelles qui lui permettront de sortir du cycle délicat dans lequel elle se trouve actuellement et d'entrevoir de nouvelles marges de manœuvre financières, la ressource fiscale étant réduite. »
Donc l’endettement par habitant dans les grandes villes de France en 2006 :


Bon je crois que le graphique parle de lui-même. Marseille est bien dernière dans ce domaine. Une dette énorme pèse sur chaque marseillais. Cet endettement empêche la ville de se développer dans un cadre financier sain. Il est nécessaire d’apporter des réformes. C’est une évidence. Je tiens également à rajouter que le très bon « élève » Toulouse s’est effectué surtout par la vente d’un parc immobilier immense qui ne profitera pas aux toulousains. Une juste mesure aurait été peut être bienvenue.
Si maintenant on observe l’évolution sur les cinq dernières années :
Donc on pourrait se dire, Marseille part de loin et a du retard. Mais non !! Jean-Claude Gaudin préfère encore plus endetter la ville. C’est pour cela que le chiffre augmente de 2002 jusqu’à maintenant alors qu’une ville comme Tours ou Nantes essaye justement de se désendetter.
On marche sur la tête ! C’est donc pour cela que je ne peux soutenir la municipalité actuelle qui est au pouvoir depuis 13 ans.
Il y a la dette. Certes. Il faut y faire attention mais cependant l’argent dégagé des
emprunts sert bien à mener quelques politiques donc regardons quelles sont les dépenses d’équipement par habitant dans ces mêmes grandes villes.
Toulouse encore en tête : la ville rose dépense en moyenne entre 2002 et 2006 485 € par toulousain. Marseille en dépense 240 € là où Aix-en-Provence qui, avouons-le, n’a pas les mêmes besoins de développement que la cité phocéenne consacre 267 € par aixois ou bien Nice 370 €.
La conclusion de ces données est que la ville en plus d’être endettée n’investit pas du tout pour répondre aux besoins des marseillais. Elle ne le fait pas parce qu’elle est endettée (puisque la dette par tête augmente) mais bien parce que la ville est tout simplement mal gérée. Voilà la démonstration.