C’est la rentrée politique. 2007 aura été une année chargée. Cependant 2008 s’annonce très importante avec également les municipales.
Je suis de MARSEILLE. Je suis né à MARSEILLE et j’y ai fait toute ma scolarité. J’aime ma ville et j’aime les
marseillais. Cependant, je
sais aussi reconnaître que dans cette ville il y a pleins de choses qui ne fonctionnent pas. J’aimerais tellement que cela change vraiment et que l’on arrive à rendre la cité plus
agréable pour tout le monde : pour les marseillais, pour les touristes pour les gens de passage, pour les entreprises.
Jean-Claude GAUDIN est le maire de MARSEILLE depuis 1995. Il semblerait qu’il se représente à nouveau en tant que chef de
file de la droite. Je suis un républicain avant tout et je n’ai aucune animosité contre la personne de M. GAUDIN et contre son équipe municipale. Simplement, je n’accepte pas son bilan à la tête
de la ville. Si je suis d’accord pour reconnaître du travail et le lancement d’un certain nombre de chantiers pendant le premier mandat (même si beaucoup de dossiers ont pris du retard), je
ne peux accepter l’utilisation du pouvoir depuis 2001. Cahin-caha, M. GAUDIN a installé à la ville un vrai rythme de croisière en méditerranée.
Cependant Marseille n’a pas besoin d'un rythme de paquebot mais du rythme du bateau Alinghi de l'America's cup. Elle a besoin d’énergie et de
réformes. Il est temps de changer de skipper.
Trois questions préoccupantes non gérées par l’équipe de la majorité :
- La dette : Il me semblait avoir compris que les libéraux dont se réclame le maire de la ville étaient des partisans de l’orthodoxie en matière budgétaire. Et bien je me suis trompé enfin en tout cas cela ne s’applique à Marseille où la dette a explosé pendant le règne de la droite. C’est une catastrophe. Pendant cinq ans, nous n’avons vu que des fêtes à Marseille. Le but était de rattraper Cannes et Nice sur la Côte d’Azur. C’est formidable mais laissons le strass à Cannes et les paillettes à Nice. Essayons plutôt de donner de l’emploi à tous et des services publics pour les personnes âgées. Les rentrées fiscales dans la ville ne permettent pas de couvrir l’ensemble des dépenses malgré l’augmentation de la taxe foncière et de la taxe d’habitation. Je ne parle pas d’augmenter encore les impôts locaux mais je parle d’une meilleure utilisation. Exemple : un tramway qui suit le même chemin du métro. C’est coûteux et inutile. Je ne comprend pas d’ailleurs alors que ce sont des amis que Jean-Claude GAUDIN n’ait pas demandé plus d’argent à Jean-Pierre RAFFARRIN alors premier ministre pour financer les projets de la ville. Du coup, les marseillais ont quasiment tout payé de leur poche.
- Les services publics : A Marseille, les transports
sont chaotiques. Le tramway est maintenant là. J’en
prends acte mais cela ne m’empêchera pas de préférer un rallongement au nord et au sud des métros existants. Il faut également repenser
le système de bus et prévoir une nouvelle manière de négocier avec les partenaires sociaux pour que la grève soit le dernier recours plutôt que de faire pourrir le conflit et de nommer un
médiateur un mois après.
La collecte des ordures ménagères doit faire également l’objet d’une attention toute particulière. Pourquoi Marseille est-elle plus sale que d’autres villes ? Je pense qu’il faut mettre fin au système du « fini-parti », redéfinir également le dialogue social et vraiment sensibiliser les marseillais à faire attention à cette question. Les questions environnementales de toute manière nous invitent à repenser à tout notre système de récolte et de traitement des déchets ménagers.
- Le
dynamisme économique et la solidarité : La ville a profité de l’effet TGV méditerranée. Bientôt Euroméditerranée sera un outil de croissance économique très utile.
Malgré tout, les questions irrésolues par la majorité sortante sont les suivantes :
o Pourquoi le Port Autonome de Marseille perd-il du terrain face aux autres ports européens ? Il est nécessaire de le moderniser pour que la ville redevienne un grand port de négoce.
o Où est la solidarité lorsqu’il s’agit d’expulser les habitants de la rue de la République pour y mettre des bureaux vides détenus par les banques pour faire monter le prix de l’immobilier ? Il faut à tout prix éviter la fracture entre la partie Nord et Sud de la ville. Il faut que la croissance profite à tous.
o Où se trouvent les emplois de demain pour la
ville ? Difficile à dire.
Il est vraiment temps que Jean-Claude GAUDIN rende les clés de la ville aux marseillais!
Je souhaite un changement pour MARSEILLE et je m’engage pour la victoire de la gauche dans cette ville. Je reviendrais souvent sur les points évoqués ci-dessus et sur ces élections municipales.